These New Puritans La Machine du Moulin Rouge
These New Puritans - Clytem Scanning
Le quartet These New Puritans fait partie de ce qui est
arrivé de mieux au rock anglais de ces dernières années. Le
groupe avait affolé le public adolescent “indie”, alors
tombés en pâmoison devant les Klaxons et autres Hadouken –
souvenez vous, le pays entier était plongé en pleine
fluomania. Leurs premières maquettes avaient fait d’eux the
next big thing. Pendant que les Klaxons relançaient les
raves, le groupe s’attaquait à un autre genre de musique. Les
mixtes These New Puritans jouent un rock dur, anguleux et
martial qui sonne un peu comme Sonic Youth ou bien les plus
actuels Liars. Deux atouts qui font des These… les candidats
parfaits au poste de nouveaux princes du rock: on a rarement
connu leader plus charismatique depuis Ian Curtis que ce Jack
Barnett. Deuxième détail, le groupe s’est offert le luxe de
jouer pendant les défilés d’Hedi Slimane (dont ils sont les
protégés). On pouvait donc parier à coup sûr sur ce
grou!
pe qui s’annonçait, à l’évidence, très prometteur. La claque
est venue comme prévue avec la sortie de Beat Pyramid, qui
nous suprenait avec un rock mystérieux, étrange et obsédant à
la fois.
Première Partie : CLYTEM SCANNING
Depuis 2006, elle s’est enfermée dans sa chambre pour jouer
sa propre musique.
Elle s’appelle Clytem Scanning et vit à Paris.
Sa musique est née dans l’intimité de la chambre-studio à
Paris, au milieu des ordinateurs et synthétiseurs midi. Ce «
one-woman band » au nom étrange est le projet personnel de
Marianne, ex-chanteuse des Shane Cough. Sa voix n’a pas
changé, elle est toujours aussi unique, riche et
profonde.
L’univers de Clytem Scanning est multiple, composé en
majorité de chansons pop, aux arrangements riches et musicaux
avec des choeurs, des beats électro, des montées noise et une
voix puissante. Cet électro-pop aux sonorités trip-hop
alterne avec des morceaux radicalement ambient, aux mélodies
sombres, aux chants inquiétants. La voix se fait ainsi moins
énergique et plus étrange.
Elle cite comme références: The Residents pour la pop
expérimentale, Arthur Russell pour les constructions
hypnotiques, Coil pour les orchestrations glacées ou encore
Fever Ray, Tricky et Planningtorock.
Les chansons de Clytem Scanning racontent des histoires de
mondes flottants aquatiques, des récits guerriers, des
univers charnels et cotonneux. L’image autour du projet tient
par ailleurs une place importante: elle réalise en effet
depuis plusieurs années des collages et des vidéos sous le
nom de Miss Lois Iron.
Comme dans sa musique, il est question de compositions
bricolées, sophistiquées, imprégnées d’une certaine
sensualité.
Sur scène, Clytem Scanning propose un set sensuel et incisif,
avec un son massif, une voix puissante, des guitares noise et
larsens entrecoupés de courts moments calmes et froids.
Marianne (machines et synthés) est accompagnée du guitariste
Arnaud Fournier (Hint/La Phaze).
Sortie d’un CD 4 titres en septembre 2010 (mixé par Fred
Norguet (Ez3kiel, Cercueil…) sur Clytem Records.