Wonderflu, Corte Real, Dictafone scopitone
Dictafone + Corte Real + Wonderflu
Superbe triptyque à l'affiche du Scopitone ce vendredi 10
Juin avec trois valeurs ascendantes voire en voie de
confirmation avancée... Dans tous les cas à découvrir sans
attendre :
Apres un 2eme album remarqué par la presse et les radios
françaises (écouté et approuvé par les Inrockuptibles),
DICTAFONE est de retour sur scène pour présenter les titres
du dernier album Home, enregistré à L.A par Ken Scott (The
Beatles, Bowie, Lou... Reed, Elton John etc...) et sorti le 9
mai dernier.
Les CORTE REAL n'appartiennent pas au bouillonnement de notre
monde, ils sont et seront toujours ces gamins roublards et
rêveurs, enfants prodiges de la bourgeoisie versaillaise, qui
égrennent dans la nuit des airs bouleversants. Véritables
perfectionnistes, ils utilisent une multitude d'instruments
qu'ils échangent avec malice, assemblant des harmonies
brinquebalantes sur lesquelles vient s'ajouter la voix
saisissante du chanteur. Leur EP très attendu sortira
quelques jours en amont de la date.
Il y a de ces éruptions pileuses qui ne trompent
pas...
Du moins qui nous font dire que ces garçons auraient eu tort
de ne tenter de se canaliser que dans le football ou dans le
clair-obscur d'un studio de banlieue...
Ces quatre là ont mis un tiers de vie à se trouver mais on
les en félicite. Ils pourraient être, à eux quatre
imbriqués, le gendre idéal. Oui mais... Ils manquent
parfois de correction.
Ils pourraient être aussi les rejetons cachés d'un Kurt
Cobain trop tôt parti. Oui mais... Ils aiment trop Paul Mc
Cartney, Pavement, les Pixies, Yo La Tengo, Fugazi, et Sonic
Youth.
Les filles pourraient se damner aux premiers accords de ce
qui pourrait paraître une ballade pop de jolie
facture.
Oui mais... Soudainement ça dérape et ces garçons là de
ne laisser aucune prise à la tentation mielleuse du morceau
structuré et de donner de ces assauts un peu sales,
dérogeant aux codes... Et qui génèrent des émules
parfaitement mixtés.
De l'amour à revendre mais dans toutes ses facettes,
passionnel rapidement, étudiant toutes les postures.
C'est que ça transpire, que ça se répand dans les réseaux
prescripteurs.
C'est qu'il y a là dans ce virus incarné tous les
ingrédients d'une consécration déjà instantanément
acquise à chacune de leurs apparitions.
Ils s'appellent Wonderflu et cet intitulé, rarement
prononcé correctement, leur sied à ravir.